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A vos agendas! La soirée de clôture de l’exposition Notre île aux épices, jeudi 1er février 2018 à la Bibliothèque de la Cité de Genève, sera placée sous le thème de la créativité et de la jeunesse qui voyage, s’aventure et s’invente sa voie, pour ne pas dire… sa voix! Quelques-uns des adolescents ayant embarqué sur Fleur de Passion dans le sillage de Magellan en 2017 dans le cadre du programme socio-éducatif Jeunes en mer en partenariat avec l’association Pacifique liront leur témoignage slamé tandis que des dessinateurs côtoyés à bord (Peggy Adam, Matthieu Berthod, Mirjana Farkas entre autres) illustreront en direct leurs mots façon « slam dessiné » comme il existe des « concerts dessinés ». Et comme ce tour du monde toujours en cours est aussi une affaire de bruits, DJ POL mixera en puisant parmi les sons sous-marins enregistrés dans le cadre du programme scientifique 20’000 sons sous les mer.

Ainsi s’achèvera de manière joyeuse et festive une « aventure dans l’aventure »: cinq mois d’une exposition inaugurée début septembre 2017 et jalonnée de visites de classes, de tables rondes et autres animations à l’attention du grand public. Et qui aura fait flotter sur Genève un subtil de voyage… et d’épices! Ceux, métaphoriques et à l’incomparable valeur, qu’il nous faut réinventer dans une perspective de développement durable.

Horaire: 18h30

Adresse: Places des Trois-Perdrix, Genève

Entrée libre

Belle reprise par les médias romands du lancement du nouveau programme scientifique The Winds of Change sur les gaz à effet de serre en partenariat avec l’Université de Genève, suite à la conférence de presse organisée le 20 décembre à Mactan aux Philippines en présence de Daniel McGinnis, chef du Groupe de physique aquatique du Département F.-A. Forel.
Le quotidien Le Temps avait donné le ton fin novembre, faisant même sa une du projet. Tous les autres titres de la presse ne s’y sont pas trompés non plus, qui on vu là une initiative peu banale de la société civile suisse - en l’occurence genevoise - en matière environnementale. En voici la compilation (cliquez sur le nom du média pour lire l'article):
Le Temps, 23 novembre 2017
Tribune de Genève
24 Heures
Le Matin
Swissinfo
20 Minutes
Le Nouvelliste
La Liberté
Radio Fréquence Jura
Outre la presse philippine elle-même qui a largement relayé plus généralement l’arrivée de l’expédition dans le pays (voir la compilation ici), deux autres reprises assez significatives sont à noter:
Sur un site de référence dédié aux océans, Oceanhub.com
Et sur le site du Ministère français de la transition écologique.
Rarement depuis le départ de Séville escale aura donné lieu à un tel enchaînement d’accueils de différentes natures, de sollicitations médiatiques et offert une telle résonance à The Ocean Mapping Expedition. Il faut dire qu’en arrivant à Cebu puis Mactan, en ce mois de décembre 2017, Fleur de Passion ne faisant pas escale n’importe où mais très certainement à l’endroit de la planète où le voyage de Magellan devait légitimement rencontrer le plus d’écho. Et quel écho!
Après une arrivée technique et administrative au port de commerce de Cebu, le 8, puis un mouillage en baie… de Magellan, tout a véritablement commencé le 19 par une arrivée officielle du voilier au yacht club sur l’île de Mactan, juste en face, pour un accueil en présence de l’ambassadeur de Suisse aux Philippines, SE Andrea Reichlin, et du maire de Lapu-Lapu, Mme Paz Radaza. Et comme Fleur de Passion participera à la parade navale du Sinulog, le 20 janvier 2018 - énorme festival de Cebu qui marque l’arrivée du christianisme aux Philippines -, l’ambassadeur a offert à l’équipage une statuette de l’enfant Jésus en souvenir du Santo Niño remis à l’époque par le navigateur portugais au souverain de l’île en signe de sa conversion, et comme chaque bateau participant au Sinulog en embarque une aujourd’hui.
Le lendemain 20 décembre, ce fut au tour des médias philippins d’être conviés à la rituelle conférence de presse d’arrivée. Quoique plus spécifiquement consacrée cette fois à l’annonce du lancement du nouveau programme scientifique The Winds of Change sur les gaz à effet de serre en partenariat avec l’Université de Genève. Attention soutenue, questions qui fusent et interviews de tout l’équipage une fois à bord pour des quotidiens, des télé, des blogs dont les philippins sont très friands. Voici quelques liens vers les articles, posts Facebook et autres retombées les plus significatives compilées à ce jour:

Zee lifestyle Cebu
Akongsugbu.com
Cebu Daily News
Sunstar.com
Philstar.com
Escooped.com
Balitangbisdak
Bai TV Cebu
https://www.youtube.com/watch?v=Ep8qfw_JUqk
Lapu Lapu City TV
Mayan around town.com
Phliv.com

Le lendemain soir 21 décembre, fidèle à cette autre tradition, l’arrivée de Fleur de Passion a donné lieu à une soirée à bord organisée par l’ambassade de Suisse aux Philippines à l’attention spécifique de la communauté helvétique de la région. Malgré une météo incertaine liée au passage dramatique de la tempête Tembin plus au sud, une cinquantaine de personnes ont répondu à l’invitation en présence de l’ambassadeur, du numéro deux et du consul général ainsi que du responsable des affaires diplomatiques. Et le plaisir d’un tel moment de convivialité le disputait ouvertement au sentiment de fierté d’être associé à une telle expédition aux couleurs suisses.
A propos de couleurs, justement, il n’y avait pas cadeau plus approprié à l’équipage qu’un nouveau et grand drapeau rouge à croix blanche remis par l’ambassadeur (et là c’est l’expédition qui rajoute:) pour remplacer celui, certes vaillant mais passablement éprouvé par les mois de voyage, il est vrai…
En retour, et comme ce fut le cas à chaque escale depuis Séville, un exemplaire numéroté et signé du célèbre dessin spécialement réalisé par Tom Tirabosco pour l’expédition - cette fameuse sirène arborant sur sa tête le Fleur de Passion et avec sur son épaule droite le célèbre navigateur portugais - a été remis à l’ambassadeur en remerciement de son soutien enthousiaste.

On le dit dessinateur, de bandes-dessinées en l’occurence, et comment nier cette évidence? Mais dans l’art d’Alex Baladi, il y a aussi cette magistrale capacité, très subtile, à capter les choses entendues, à saisir au vol les mots prononcés sur le pont au détour d’une manoeuvre ou lors d’un quart, à transformer des échanges impromptus, spontanés et parfois insignifiants entre gens du bord en autant de scènettes qui racontent la vie de l’expédition, cette aventure humaine en train de se faire. Mélange d’humour potache, de poésie et d’une profonde et simple humanité.

En voici la démonstration par une nouvelle sélection de ses dessins réalisés fin octobre-début novembre au large de Sorong, en Indonésie.

Et question corollaire, le célèbre navigateur portugais découvreur du non moins célèbre détroit éponyme, aurait-il par hasard perdu la gauche quelque part au large des Philippines? On serait - ironiquement - tenté de se poser la question à la vue des résultats du 128e prélèvement d’eau de surface réalisé le 1er décembre 2017 à proximité de Palau dans le cadre du programme Micromégas sur la pollution plastique mené en partenariat avec l’associaient Oceaneye. Capturée dans le filet qui sert normalement à filtrer des micro-particules, c’est bien une tongue gauche bleue qui a été remontée à bord par l’équipage ahuri. Comme les autres, cet échantillon a été conditionné pour être envoyé à Genève pour analyse. Pas sûr qu’un microscope soit nécessaire, cela dit. En attendant, on ne peut songer à symbole plus trivial de la quantité et de la « qualité »  des déchets plastiques qui flottent à la surface des océans et polluent jusqu’aux tréfonds des mers. Dans cette région du monde en particulier.