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C’est aussi cela, The Ocean Mapping Expedition: un coup de projecteur sur des acteurs locaux de la société civile engagés comme la Fondation Pacifique dans des actions au profit du bien commun. Profitant de l’escale au Cap et pendant quelques jours de la présence de Pascal Hagmann, directeur d’Oceaneye et responsable du programme Micromegas sur la pollution micro-plastique, l’expédition a ainsi organisé plusieurs réunions informelles avec des organisations locales pour échanger connaissances et expérience sur la problématique de la pollution plastique.

Parmi ces ONG locales, BOAZ, dont le voilier amarré à côté de l’aquarium du Cap n’avait pas échappé à l’équipage de Fleur de Passion. BOAZ est une association dédiée à l'éducation environnementale et à la sensibilisation de la population sur le problème de la pollution marine par les plastiques. Emmenée par une équipe dynamique, elle mène des campagnes d’échantillonnage d’eau de surface en utilisant un « manta trawl » très similaire à celui du programme Micromégas. Le résultat de ces collecte donne lieu à photographies à des fins de sensibilisation. L’objectif à court termes est d’organiser des expéditions et campagnes d’échantillonnage plus lointaines,du Cap à Madagascar et à l’île Maurice, et potentiellement de se doter des moyens d’analyse dans une perspective plus scientifique.

Autant dire que l’histoire et l’expérience d’Oceaneye, qui vient de se doter de son propre laboratoire d’analyse à Genève après avoir pendant longtemps mené ses propres expéditions, et les modalités de partenariat avec la Fondation Pacifique dans le cadre de l’expédition autour du monde, étaient du plus grand intérêt pour Keith, Chris, Andy ou encore Melissa, lors de l’échange mené sur le pont de Fleur de Passion puis autour de la grande table du carré, en 14 janvier 2019.

Comment organisons-nous des prélèvements à bord? Quelles méthodes utilisons-nous pour échantillonner les micro-plastiques? Comment Oceaneye a-t-il été fondé? Et comment faire appel à des sponsors pour ce type de recherche? Telles étaient quelques-unes des nombreuses questions qui ont fusé et nourri un échange aussi passionné que convivial et complice.

Ce jour-là, la réunion à bord de Fleur de Passion comptait aussi des gens de Cape RADD, une autre initiative locale dédiée à la formation en biologie et en conservation marine. Et de cette réunion sont sorties de nouvelles idées, des collaborations possibles et surtout beaucoup de motivation réciproque pour poursuivre le travail de recherche, de connaissance et d’éducation sur la contamination des micro-plastiques dans les océans.

Même climat de grande complicité et d’émulation réciproque quelques jours plus tard quand l’équipe de Sea The Bigger Picture est venue à bord. L’ambition de ce groupe tout droit issu de la société civil est, via les actions de sensibilisation et d’éducation, de concourir à débarrasser les côtes d’Afrique du Sud des déchets plastiques dont elles sont trop souvent et dramatiquement jonchées. Là encore, l’échange a essentiellement consisté en une présentation des actions respectives, en un échange d’expérience, et surtout en un formidable et profondément stimulant moment d’émulation réciproque.

Et que dire encore de notre rencontre avec Hayley McLellan du Two Oceans Aquarium, responsable du programme de sensibilisation sur la thématique de la pollution plastique! Une figure marquante, inspirante comme rarement.

A chaque fois au moment de se quitter, l’émotion était palpable de part et d’autre, comme si le fait de ses rencontrer entre personnes partageant la même sensibilité et le même sens de l’engagement, par-delà les continents, était la plus belle des motivations. Bon vent à tous!

Pour en savoir plus sur ces ONG du Cap:

https://www.yachtboaz.co.za / https://www.facebook.com/yachtboaz/

https://www.caperadd.com

seathebiggerpicture.org / https://www.facebook.com/STBPOceanInitiative/

Depuis Le Cap, on n’est « guère » qu’à 4500 km du 6e continent, et la ville sud-africaine est en conséquence d’un des points de départ privilégié des expéditions scientifiques qui s’y rendent en mission. C’est ainsi que vendredi 18 janvier 2019, Fleur de Passion a accueilli à son bord une équipe de chercheurs belges de la Fondation Polaire internationale, en partance pour l’Antarctique le soir même et curieux de visiter le bateau et faire connaissance avec The Ocean Mapping Expedition. Sans surprise, les échanges entre gens du grand froid et gens de la mer ont tourné sur les thèmes scientifiques et énergétiques de la base Princesse Elisabeth (aussi surnommée zéro émission) et de l’expédition, en particulier le programme de monitoring des gaz à effet de serre en partenariat avec l’Université de Genève. Beaucoup de complicité entre les deux équipes, et une certaine émotion au moment de se souhaiter « bon vent-bon froid ». Bonne mission à vous!

Les visites publiques à bord de Fleur de Passion et l’exposition Our Spice Islands ont suscité beaucoup d’intérêt et drainé de nombreux visiteurs, depuis qu’elles ont commencé le 3 janvier 2019. Profitant de la présence au Cap de Pascal Hagmann, directeur d’Oceaneye et partenaire de l’expédition dans le cadre du programme Micromégas sur la pollution micro-plastique, l’équipe du bord a organisé à l’attention spécifique d’un groupe de jeunes passionnées des questions marines et environnementales un atelier d’initiation à la thématique, mené par Yaiza Santana, la coordinatrice scientifique de l’expédition.

Oceano Reddentes est une organisation créée par des groupes de filles de 12 à 14 ans originaires d'Afrique du Sud qui luttent pour la protection des océans et plus particulièrement pour la sensibilisation au problème de la pollution de plastiques aux océans. Cette jeune ONG se consacre à l’organisation de nettoyages de plages, et avec les plastiques collectés, elles ambitionnent de  fabriquer des "écobriques" avec lesquels elles entendent construire une maison avec bioconstruction. Elles se consacrent également à l’éducation environnementale dans les écoles sur le thème des plastiques dans les océans.

Profitant de leur motivation et de leur désir d'apprendre, la Fondation Pacifique a organisé un atelier sur la problématique de la pollution micro-plastique dans les océans avec le concours de Pascal Hagmann, directeur de l'association Oceaneye. Sous la conduite de Yaiza Santana, coordinatrice scientifique de l’expédition, l'atelier a consisté en une première introduction à la thématique, puis en un atelier pratique destiné à apprendre l’entier du processus d’échantillonnage, depuis le rinçage de l’échantillon, prélevé le matin même dans le port, jusqu’à la mesure de la concentration en micro-plastiques. 

En deux groupes autour de la table du carré et devant l’évier de la cuisine, les jeunes participants ont appris comment on procède à un échantillonnage en navigation au moyen du « manta trawl », pour cela les images de la série documentaire sur l’expédition ont été plus efficaces que de longs discours; comment on vide l’échantillon puis on observe son contenu au microscope; comment on identifie et compte la quantité de particules micro-plastiques; et finalement comment on en calcule la concentration en tenant compte de différents paramètres de l’échantillonnage: distance parcourue par le bateau pendant les 30 minutes qu’il aura duré, et quantité d’eau filtrée, entre autres.

Avec cet atelier, The Ocean Mapping Expedition espère apporter son grain de sable afin que de belles et stimulantes initiatives comme celle de ces jeunes chercheuses en herbe d’Oceano Reddentes prospèrent, essaiment et s’impliquent chacune à leur manière dans la lutte pour la protection des océans et la sensibilisation de la population au problème de la contamination par les plastiques.

En déplacement en Afrique australe, le Conseiller fédéral Ignazio Cassis a profité de sa présence au Cap pour effectuer une visite à bord de Fleur de Passion, le 12 janvier 2019 après-midi, suivie de l’inauguration officielle de l’exposition « Our Spice Islands » en présence de quelque 150 invités de la communauté suisse locale.

Immense honneur pour la fondation Pacifique et pour l’expédition, donc. Car c’est la première fois que le bateau accueillait un Conseiller fédéral. Ignazio Cassis était accompagné d’une délégation du Département fédéral des affaires étrangères dont il a la charge et a pu découvrir l’esprit, les facettes et les réalisations d’une expédition porteuses de valeurs très helvétiques, malgré un vent soufflant en rafales ce jour-là et un ciel gris menaçant. Une expédition qui doit beaucoup au soutien du réseau diplomatique suisse tout au long de sa route, comme cela a été souligné lors des allocutions protocolaires.

Pour l’accueillir, l’équipage composé d’Amélie Cencig, skipper, Victor Melero, second, et Yaiza Santana, coordinatrice scientifiques étaient accompagnés de deux membres du conseil de fondation, Samuel Gardaz et Vincent Maître. Et de manière tout à fait exceptionnelle, l’expédition pouvait également compter sur la présence à bord d’Alex Baladi, l’un des dessinateurs du programme culturel et qui avait animé des ateliers de bande-dessinée toute la semaine, et de Pascal Hagmann, directeur d’Oceaneye, partenaire de l’expédition pour le programme sur la pollution micro-plastique.

Un moment particulièrement émouvant a été la remise des prix aux jeunes lauréats du concours de dessins organisé dans le cadre de l’exposition. Les jeunes visiteurs étaient invités à imaginer un drapeau pour les océans, et c’est une Anna de 12 ans, émue et aux anges, qui aura l’honneur de voir son oeuvre flotter au vent lorsque Fleur de Passion reprendra la mer en direction de Dakar, en février prochain.

Le dessinateur suisse est de retour sur Fleur de Passion en cette semaine du 7 janvier 2019. Cette fois-ci, ça se passe au Cap plus d’une année après sa venue à bord en Indonésie, fin 2017. La raison en est également tout autre: chaque matin, il anime autour de la table du carré des ateliers de bande dessinée à l’attention de dessinateurs locaux, étudiants ou adultes, manière originale de découvrir l’expédition tout autant que de faire connaître la scène BD suisse dans un pays très en marge des grands centres de gravité européens, américains ou japonais en la matière.

Ce mardi 8 janvier, un premier groupe de 4 personnes a inauguré la séquence, invitées par Anton Kannemeyer, l’exception sud-africaine (avec aussi son comparse Conrad Botes) en termes de talent internationalement reconnu. Après sa venue à bord en novembre dans le cadre d’une des navigations le long de la côte orientale du pays, le dessinateur sud-africain a très volontiers ouvert son carnet d’adresse.

A l’issu des exercices de créativité proposés par Baladi, les participants sont allés visiter l’exposition « Our Spice Islands » et découvrir l’entier de la production des 17 illustratrices et illustrateurs qui se sont succédés à bord dans le cadre du volet culturel de l’expédition.

Plusieurs autres groupes se succéderont ainsi jusqu’au weekend, de tous âges et de différents horizons, bénéficiant ainsi d’une initiative de la fondation Pacifique avec le soutien de l’ambassade de Suisse en Afrique du Sud et Pro Helvetia à Johannesburg.