Livre de bord

Et hop! Sans effort mais avec délicatesse, l’énorme grue du chantier de The Yard à Brisbane a soulevé les 100 tonnes de Fleur de Passion, en ce vendredi 17 février 2017, pour mettre le bateau au sec et permettre ainsi à l’équipe de démarrer le chantier de maintenance. A sec, tout est relatif, car l’une des premières opérations a consisté à nettoyer la coque à grands renforts de karcher…

L’entrée de Fleur dans la cale où la grue l’attendait s’est faite en marche arrière, par un courant loin d’être négligeable et sans assistance tierce d’un quelconque zodiac qui aurait pu faire office de propulseur d’étrave, comme cela se pratique parfois. Mais Sébastien le skipper, entouré de ses fidèles Iffick et Vincent ainsi que de Péré, un quatrième membre d’équipage et nouveau venu dans l’aventure, en ont vu d’autres et ont maîtrisé la manoeuvre sans souci. Le tout sous l’oeil photographique - et la caméra - de Gabriel, qui n’a rien perdu de l’événement. Bravo à tous. Well done!

En ce vendredi 17 février 2017, l’heure est enfin venue pour Fleur de Passion de s’offrir une bonne session de maintenance, après dix-neuf mois d’expédition et deux océans traversés, l’Atlantique puis le Pacifique. A Brisbane, dans les chantiers de The Yard en aval de la ville, c’est en effet ce jour que les 100 tonnes du voilier doivent être sorties de l’eau pour être hissées au sec et que les travaux commencent. Un équipe est à pied d’oeuvre, arrivée tout spécialement de Genève pour superviser les quatre semaines de chantier. Au menu, inspection, ponçage et peinture de la coque, entretien du gréement et autre passage en revue des équipements électriques.

Le départ de Brisbane dans le cadre de The Ocean Mapping Expedition, quant à lui, demeure agendé au lundi 28 mars, direction la Grande Barrière de Corail, puis les Îles Salomon et enfin l'Asie du Sud-Est.

N’ayons pas peur du paradoxe, c’est l’été en Australie, en ce mois de décembre 2016, et il fait même très chaud à Brisbane, la capitale du Queensland. C’est pourtant bien en cette période que Fleur de Passion « hiverne », au sens où il a été entièrement dégréé et préparé en vue du chantier de maintenance annuelle qui s’ouvrira dans quelques semaines dans un chantier naval de la région. Le voilier sera alors sorti de l’eau - pour la première fois depuis le départ de Séville en avril 2015, soit il y a dix-neuf mois - grâce à une grue d’une certaine taille pour hisser ses 100 tonnes au sec. Mais pour l’heure, c’est l’occasion de quelques photos comme on en voit rarement de Fleur de Passion, complètement à sec de toile au quai A de Rivergate Marina, en aval de la ville.